Expulsion de congolais d’Angola : La CENCO craint que ces retours massifs perturbent le déroulement des élections

La Conférence Épiscopale Nationale du Congo, « CENCO », a manifesté mercredi 31 octobre 2018, quelques inquiétudes relatives aux expulsions de congolais de l’Angola.

Selon les princes de l’église, cette situation peut, dans une certaine mesure, porter préjudice au processus électoral en cours en RDC.

« Ces retours massifs qui surviennent à deux mois de la tenue des élections générales en RDC, sont de nature à perturber le déroulement normal de ce grand rendez-vous tant attendu par le peuple congolais », souligne la CENCO.

Les prélats catholiques estiment en outre, que cette situation menace également la paix entre la République Démocratique du Congo et l’Angola, qui partagent plus de 2000 kilomètres de frontière commune, avec des nombreux groupes ethniques situés à cheval sur les deux pays.

« Les plus grands mouvements des refoulés sont enregistrés dans les provinces du Kasaï, qui portent encore les stigmates de la crise du phénomène « k
Kamuina Nsapu » ayant déferlé sur la région il y a une année », disent-ils.

La localité de Kamako à elle seule, poursuit la CENCO, compte 206.680 personnes, un nombre qui dépasse largement celui des habitants de cette petite bourgade.

Rappelons par ailleurs que la Conférence Épiscopale Nationale du Congo, a appelé la communauté internationale et les Nations-Unies à :

– Intervenir auprès des Gouvernements congolais et angolais, en vue d’un dialogue franc et sincère ainsi que pour humaniser les conditions d’exercice de la souveraineté sur leurs Territoires respectifs et dans le respect des droits humains ;

– Se mobiliser pour porter l’aide humanitaire aux personnes refoulées de l’Angola, dont les conditions de vie constituent une injure à la dignité humaine.

Jephté Kitsita

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