Kivu : La mauvaise gestion des revenus du secteur minier accentue la pauvreté de la population

La RDC est classée parmi les pays riches en ressources naturelles mais les populations font souvent face à des nombreux défis liés à la pauvreté. Dans le Grand Kivu (Maniema, Nord-Kivu et Sud-Kivu) à l’Est du pays, les entreprises privées qui exploitent ces ressources naturelles connaissent une forte croissance de leurs revenus pendant que ceux de l’état stagnent et souvent considérés par une situation d’extrême pauvreté.

Cet état des choses alimente plusieurs débats sur la destination finale des revenus que génère l’exploitation des ressources naturelles particulièrement dans le grand Kivu.

C’est dans ce sens que le Cadre de dialogue et investissement durable au Kivu (IDAKI), tient dans la ville de Bukavu en province du Sud-Kivu, du 27 au 28 Novembre 2018, la 9ième plénière pouvant permettre aux parties prenantes du secteur minier d’analyser le paradoxe qui existe entre les potentialités minières des provinces et la pauvreté généralisée des populations.

Pour Joël Omar de l’organisation justice pour tous et l’un des intervenants de la plénière, actuellement quand on regarde l’image des communautés affectées par le secteur minier, on se rend compte qu’il n’y a pas d’avancée car la pauvreté est réelle. Cela s’explique selon lui par le fait qu’il y a encore des femmes qui meurent parce qu’on observe l’absence des structures sanitaires pour accoucher, les enfants qui n’ont pas d’opportunités d’étudier et bien d’autres problèmes.

De sa part, Serge Namira, intervenant dans la plénière et Coordonnateur du Centre national d’appui au développement et la participation populaire, souligne que ces défis auxquels font face les communautés locales, sont liés au problème de formalisation du secteur artisanal et de la mauvaise gouvernance car tout le monde a tendance à privatiser ce qu’on reçoit au nom de l’état à son détriment. Ce dernier pense que l’heure est venue de se demander quelle est la part de la population des exploitations minières artisanales.

Pour relever cette situation, Namira sollicite l’intégration de l’artisanal minier dans le processus de l’Initiation pour la Transparence des Industries Extractives (ITIE), qui repose sur la transparence et le contrôle citoyen des services de l’état. À côté de ceci, notre source émet le vœux de voir le comité provincial de suivi des activités minières, mettre en œuvre la mesure portant retenue de 180$ par exportation des minerais de 3T (Cassitérite, Coltan et Worframite) afin que les entités affectées par les activités minières puissent bénéficier de cette somme appelée Basket-fund.

Noter que, gérer de façon transparente et responsable les revenus du secteur minier, peut contribuer au développement du pays et surtout améliorer les conditions des communautés locales qui demeurent les bénéficiaires finals.

RTVGL

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