La capitale congolaise a été le théâtre d’un événement majeur pour l’avenir de l’éducation en RDC. Du mardi 28 au jeudi 30 avril 2026, Kinshasa a accueilli le segment politique de haut niveau sur le financement du secteur de l’éducation et de la formation, réunissant le gouvernement, les partenaires techniques et financiers, ainsi que les représentants du secteur privé. À l’issue de ces trois journées de délibérations, la Déclaration de Kinshasa a été adoptée, symbolisant un engagement fort en faveur d’un système éducatif plus inclusif, transparent et durable.
Ce document constitue un véritable tournant dans la politique éducative du pays. Son objectif principal : faire de l’éducation un moteur du développement durable en RDC. La déclaration insiste sur la nécessité de consolider la gratuité de l’enseignement primaire, tout en améliorant la qualité de la formation des enseignants. Elle appelle aussi à une mobilisation accrue des ressources financières pour combler le déficit structurel qui handicapait jusqu’ici la croissance du secteur.
Les participants ont abondamment discuté des défis liés au financement, notamment le faible pourcentage du budget national consacré à l’éducation, qui reste insuffisant face aux besoins criants. Ils ont aussi évoqué l’urgence de renforcer l’efficience dans l’utilisation des fonds publics et de diversifier les mécanismes de mobilisation des ressources, en impliquant davantage le secteur privé et la société civile.
L’un des moments forts de ces travaux a été le lancement officiel de la préparation de la nouvelle Stratégie sectorielle intérimaire de l’éducation et de la formation (SSIEF 2026-2030). Véritable feuille de route pour les années à venir, cette stratégie ambitionne de réformer en profondeur le système éducatif congolais, en mettant l’accent sur l’accès, la qualité, la gouvernance et la durabilité.
La déclaration de Kinshasa souligne par ailleurs l’importance d’un partenariat renforcé entre tous les acteurs, afin de garantir une transparence totale dans la gestion des fonds publics et privés mobilisés pour l’éducation. Elle souligne aussi la nécessité d’un engagement collectif pour faire face aux défis sociaux et économiques que traverse la RDC.
Ce sommet constitue ainsi une étape décisive dans la transformation du secteur éducatif congolais, qui doit désormais s’inscrire dans une logique de développement durable. La RDC, avec cette nouvelle dynamique, entend faire de l’éducation un levier essentiel pour sa reconstruction et son progrès.
Les experts estiment que la mise en œuvre effective de cette déclaration et de la SSIEF 2026-2030 sera déterminante pour améliorer significativement la qualité de l’enseignement, réduire les inégalités et favoriser une croissance inclusive. La communauté internationale, quant à elle, continue de soutenir ces efforts pour faire de l’éducation un pilier de stabilité et de développement en RDC.
En somme, la Déclaration de Kinshasa marque une nouvelle étape vers un avenir éducatif plus équitable et durable, renforçant ainsi le rôle stratégique de l’éducation dans la transformation socio-économique du pays. La RDC a donc désormais une feuille de route claire pour relever ses défis éducatifs et bâtir une société plus résiliente.
La Rédaction



