Saturday, April 25, 2026
spot_imgspot_imgspot_imgspot_img
HomePolitiqueRDC : L’AFC/M23 revendique une attaque de drones à l’aéroport de Bangboka,...

RDC : L’AFC/M23 revendique une attaque de drones à l’aéroport de Bangboka, Kisangani

Dans une escalade inquiétante du conflit dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), les rebelles du groupe AFC/M23 ont revendiqué, ce lundi 2 mars 2026, une attaque par drones qui a ciblé l’aéroport international de Bangboka, à Kisangani. C’est une première dans le conflit que les insurgés affirment avoir mené cette opération en représailles aux frappes aériennes menées par les Forces armées de la RDC (FARDC) dans leur zone d’opération.

Dans un communiqué publié en début de journée, l’AFC/M23 indique avoir déployé des unités spécialisées à proximité de Kisangani, qui ont mené cette opération aérienne contre l’aéroport de Bangboka. Selon leurs déclarations, cette attaque est une réponse directe aux frappes régulières des FARDC, qu’ils qualifient de violentes et provocantes.

Les autorités de la province de la Tshopo, dont dépend Kisangani, ont confirmé que quatre drones avaient été neutralisés lors de l’attaque. Des sources aéroportuaires rapportent que certaines infrastructures ont été endommagées, notamment des vitres qui auraient explosé suite à la déflagration, provoquant la panique parmi le personnel et les passagers présents sur le site. Plusieurs témoins locaux ont indiqué que des populations civiles ont fui la zone, craignant de nouvelles attaques ou des répliques.

Ce raid survient dans un contexte tendu, peu de temps après une série d’événements marquants. À Kinshasa, la capitale, des responsables sécuritaires ont souligné que cette attaque intervient une semaine après la mort du porte-parole de l’AFC/M23, Willy Ngoma, lors d’une frappe aérienne attribuée par le groupe rebelle à l’armée congolaise. La déclaration du groupe insurgé rappelle que « la mort de Willy Ngoma et les frappes aériennes ne resteront pas impunies », ce qui alimente la crainte d’une intensification du conflit.

L’attaque de ce lundi marque un tournant dans la stratégie de l’AFC/M23, qui aurait désormais recours à des opérations de drone pour frapper au-delà des zones traditionnellement contestées. La revendication de cette opération par le groupe rebelle montre leur capacité à utiliser des technologies modernes pour faire face à l’armée régulière, ce qui pourrait compliquer davantage la situation sécuritaire dans la région.

Les autorités congolaises, pour leur part, ont condamné fermement cette attaque, dénonçant une « escalade irresponsable » qui menace la stabilité de la région. Le gouvernement a réaffirmé son engagement à défendre le territoire national et à poursuivre ses opérations contre les groupes armés.

L’ONU, l’Union africaine et plusieurs partenaires internationaux suivent de près cette nouvelle escalade, craignant qu’elle n’entraîne une détérioration encore plus grave de la situation sécuritaire dans l’est du pays. La communauté internationale appelle à la retenue et à la recherche de solutions diplomatiques pour désamorcer le conflit.

Les analystes estiment que cette attaque par drones pourrait ouvrir une nouvelle phase dans la guerre dans l’est du Congo, où l’utilisation de technologies avancées devient une réalité du terrain. La RDC doit désormais faire face à un défi de taille : neutraliser ces nouvelles capacités tout en évitant une escalade incontrôlable.

L’incident de Kisangani rappelle que le conflit dans cette région ne cesse de se complexifier, entre tensions locales, enjeux géopolitiques et innovations militaires. La stabilité dans cette partie du pays reste plus que jamais en jeu, tandis que les populations civiles vivent dans la crainte d’une guerre qui ne montre aucun signe d’apaisement.

La Rédaction

RELATED ARTICLES

LEAVE A REPLY

Please enter your comment!
Please enter your name here

- Advertisment -spot_imgspot_imgspot_imgspot_img

Most Popular

Recent Comments