Les États-Unis ont annoncé ce lundi la suspension immédiate de toutes leurs opérations de visas à leur ambassade de Kampala, en raison de l’épidémie d’Ebola qui sévit dans la région. La mesure, qui concerne tous les types de visas — immigration, tourisme, affaires, études et échanges — a été effective dès ce matin.
Les demandeurs dont les rendez-vous avaient été programmés ont été informés individuellement de cette suspension, aucune date de reprise n’ayant été communiquée. Les visas déjà délivrés restent valides, mais aucune nouvelle demande ne sera traitée pour le moment.
Cette décision marque un durcissement notable de la position américaine face à la crise sanitaire. Le 15 mai, le Centre américain de contrôle et de prévention des maladies (CDC) avait déjà émis une alerte de niveau 2 pour la RDC, tandis que la province de l’Ituri, épicentre de l’épidémie, était classée en niveau 4, soit “ne pas voyager”.
Deux cas d’Ebola liés à des voyageurs en provenance de RDC ont été confirmés en Ouganda, dont un décès à Kampala. C’est la première fois depuis le début de cette nouvelle épidémie que les États-Unis prennent une mesure aussi radicale dans la région.
L’épidémie de Ebola Bundibugyo, déclarée le 15 mai en province de l’Ituri, est la dix-septième enregistrée en RDC depuis 1976. Le séquençage génomique effectué par l’Institut national de recherche biomédicale congolais a révélé qu’il s’agit d’une variante génétiquement distincte des précédentes épidémies de 2007 et 2012, issues d’un réservoir animal.
Cette crise sanitaire grave oblige la communauté internationale à renforcer ses efforts pour contenir la propagation du virus, tout en protégeant les populations et en évitant une crise plus large dans la région. La suspension des visas américains témoigne de la gravité de la situation et de la nécessité de mesures strictes pour limiter la circulation des personnes.
La Rédaction



