Le collectif des candidats écartés du processus électoral à la présidence de la Fédération Congolaise de Football Association (FECOFA) a vivement dénoncé ce samedi 16 mai, à Kinshasa, ce qu’il qualifie de manque de justice et de transparence dans la tenue des élections. Lors d’un point de presse, leur porte-parole, Jean-Claude Mukanya, a mis en cause la gestion douteuse de la procédure, notamment la candidature unique d’une personne extérieure qui aurait été rejetée.
Selon lui, plusieurs preuves de fraude et de favoritisme ont été constatées dans le déroulement du scrutin, ce qui remet en question la crédibilité de l’ensemble du processus. Les candidats exclus réclament la suspension immédiate des opérations en attendant une enquête approfondie, et sollicitent l’intervention du ministre des Sports pour éviter une crise profonde qui pourrait diviser davantage le pays.
« On ne veut pas de l’injustice. Si la démocratie doit régner, elle doit s’appliquer à tout le monde. Mais là, la situation montre clairement que la démocratie n’a pas sa place dans ce processus », a déclaré Mukanya à la presse, dénonçant la sélection délibérée d’un candidat venu d’ailleurs pour représenter la fédération.
Cette situation suscite l’indignation dans le monde du football congolais, qui craint une atteinte à la légitimité de la FECOFA. La FIFA et la CAF sont également appelées à ouvrir une enquête indépendante pour faire la lumière sur ces irrégularités avant la tenue d’éventuelles nouvelles élections, sous peine de compromettre la réputation des institutions continentales.
Face à cette crise, les acteurs sportifs demandent la transparence et le respect des règles démocratiques afin de préserver l’intégrité du football en RDC. La polémique ne cesse de s’intensifier, et l’avenir de la fédération reste suspendu à la crédibilité de ses processus électoraux.
La Rédaction



