Une vidéo devenue virale sur les réseaux sociaux, montrant des militaires tabassant un civil dans une parcelle à Kinshasa, a provoqué une vague d’indignation et une réaction immédiate des autorités congolaises.
Dans un communiqué publié ce lundi 20 avril, le ministre de la Justice et garde des sceaux, Guillaume Ngefa, a annoncé l’ouverture d’une enquête judiciaire afin d’établir les responsabilités dans cette affaire.
Des faits signalés par un lanceur d’alerte
Le document précise que les autorités ont été saisies par un lanceur d’alerte au sujet de graves violences attribuées à des hommes en uniforme.
Les faits se seraient produits dans la nuit du 18 au 19 avril, aux environs de 4 heures du matin, dans la commune de Ngaliema, au quartier Pigeon, à Kinshasa.
Le ministère précise que les actes dénoncés pourraient constituer plusieurs infractions graves, notamment des faits de torture, des coups et blessures volontaires, ainsi que des incitations à commettre des actes contraires à la loi.
Face à la gravité de la situation, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa a donné injonction à l’Auditeur général des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) d’ouvrir une enquête judiciaire.
Identifier les responsables et engager des poursuites
Le communiqué précise que l’objectif de cette procédure est de faire toute la lumière sur les faits, d’identifier les auteurs présumés et d’engager, le cas échéant, des poursuites devant les juridictions compétentes.
Guillaume Ngefa rappelle que de tels agissements constituent une violation des principes fondamentaux de l’État de droit, notamment le respect de la dignité humaine et l’interdiction absolue de la torture.



