Le football en République démocratique du Congo pourrait connaître une nouvelle ère dès le 20 mai prochain, date à laquelle la Fédération congolaise de football (Fecofa) doit élire son nouveau président. Après plusieurs années sous tutelle de la FIFA, le pays s’apprête à tourner une page importante, avec une élection qui s’annonce particulièrement disputée.
Neuf candidats, parmi lesquels des figures de renom du football et du management sportif, briguent le fauteuil présidentiel. Parmi eux, l’ancien international et ex-attaquant de renom Shabani Nonda, connu pour ses exploits en Europe, qui fait figure de surprise dans cette course. « Pour moi, c’est un jour spécial. Je suis venu déposer personnellement ma candidature pour la présidence de la Fecofa », a-t-il confié après le dépôt de son dossier, suscitant déjà l’intérêt des observateurs.
Autre prétendant de poids, Aziz Makukula, ancien buteur international portugais d’origine angolaise, qui souhaite apporter son expérience et sa vision moderne au football congolais. Véron Mosengo, actuel directeur exécutif de la Fédération, est également en lice, représentant la continuité et la stabilité. La bataille s’annonce serrée, avec des candidats aux profils variés : anciens joueurs, managers, experts du football, tous déterminés à impulser un changement profond.
Les enjeux sont grands : redynamiser une discipline en difficulté, attirer des investisseurs, moderniser les infrastructures, et surtout, retrouver la compétitivité de la RDC sur la scène africaine et internationale. La FIFA, qui a placé le football congolais sous tutelle en 2022 en raison de plusieurs dysfonctionnements, attend beaucoup de cette élection pour garantir une gouvernance transparente et efficace.
Les campagnes électorales débuteront dans les prochains jours, avec des débats, des rencontres et des stratégies pour convaincre le comité électoral et les membres. La communauté sportive nationale et internationale scrute avec attention cette étape cruciale, qui pourrait marquer un tournant décisif pour le ballon rond congolais.
Le 20 mai, la RDC pourrait donc enfin tourner la page de plusieurs années de crises et d’incertitudes, avec l’espoir de voir renaître un football dynamique, structuré et porteur de rêves pour toute une génération. La bataille s’annonce rude, mais l’avenir du football congolais dépend de cette élection historique.
La Rédaction



