La situation sécuritaire dans la chefferie des Babila Babombi, en territoire de Mambasa (Ituri), continue de se dégrader de manière alarmante. Après une nouvelle série d’attaques attribuées aux rebelles ADF-NALU, au moins 39 civils ont été tués en l’espace d’une semaine, selon un bilan compilé par l’Association pour la protection et la défense des enfants et femmes vulnérables (APDEF/Mambasa).
Les villages de la région ont été le théâtre de violences extrêmes, avec des destructions massives et des pertes humaines importantes. Plusieurs maisons ont été incendiées, au total 14 ayant été réduites en cendres, tandis que 8 motos et un moteur JANG FA ont été complètement détruits par le feu. La violence a également causé la disparition d’environ 30 personnes, dont le sort demeure inconnu.
Les assaillants n’ont pas seulement causé des morts et des dégâts matériels : ils ont aussi emporté de nombreux biens de valeur, des chèvres, et d’autres animaux domestiques, aggravant encore la précarité des populations déjà vulnérables. La population locale vit dans la peur constante, incapable de retrouver une certaine stabilité face à la persistance des attaques.
Les autorités locales, appuyées par les forces de sécurité, tentent de sécuriser la région, mais la situation reste critique. La recrudescence des attaques des ADF-NALU témoigne de l’impérieuse nécessité d’une réponse concertée et renforcée pour stopper cette spirale de violence.
Ce drame humanitaire appelle à une mobilisation urgente de la communauté nationale et internationale afin de protéger les civils, de restaurer la paix et de mettre fin à cette vague de violences qui déchire la région. La population de Mambasa mérite de vivre en sécurité, loin des attaques meurtrières qui plongent ses villages dans la peur et le chaos.
La Rédaction



