L’Afrique centrale fait face à une nouvelle crise sanitaire avec la confirmation, ce vendredi, par l’Africa CDC, d’un foyer d’épidémie de virus Ebola à Nitori. Sur 20 échantillons analysés, 13 se sont révélés positifs, tandis que 246 cas suspects ont été signalés, accompagnés de plusieurs décès. Ces chiffres, encore provisoires, suscitent de vives inquiétudes quant à l’ampleur réelle de l’épidémie.
Jean Kaseya, porte-parole de l’Autorité régionale de lutte contre Ebola, souligne que la situation demeure très volatile. « Nous sommes encore dans une phase active de l’épidémie, où notre priorité est le traçage, pour identifier tous les cas contacts invisibles », explique-t-il. Il précise que les chiffres fournis par le gouvernement sont encore provisoires et susceptibles d’évoluer quotidiennement.
Il ajoute que la transmission du virus continue, ce qui alimente la crainte d’une propagation plus large, notamment vers des cités voisines. La région, qui connaît déjà une forte instabilité, doit faire face à cette menace sanitaire avec vigilance et rapidité. La période actuelle est critique car les données sur le terrain s’affinent, mais le risque d’élargissement de l’épidémie demeure élevé.
Les autorités sanitaires appellent à une mobilisation accrue, notamment pour renforcer la surveillance, le dépistage et l’isolement des cas. La communauté internationale est également sollicitée pour soutenir les efforts locaux, afin d’éviter une crise sanitaire majeure.
Ce nouvel épisode d’Ebola rappelle l’urgence de renforcer la coordination régionale et de maintenir une vigilance constante. La population est invitée à respecter strictement les mesures d’hygiène et de sécurité, dans l’attente d’un tableau épidémiologique consolidé, qui pourra mieux orienter la réponse collective.
Le défi reste grand, mais la solidarité et la mobilisation sont essentielles pour contenir cette épidémie et protéger la santé de millions de personnes dans la région.
La Rédaction



